ECHO/Peter Biro - Irak
REPORTAGE. Des conflits qui durent, une pénurie d’eau chronique, les impacts du changement climatique… Le Moyen-Orient fait face à des besoins humanitaires immenses.

Pour la première fois, Bioforce y déploie des interventions pour créer, développer et renforcer les capacités de tous les acteurs humanitaires de cette région du monde. Découvrez comment.

Pour permettre l’accès à une assistance de qualité à ceux qui en ont besoin, nous nous attachons dans ce nouveau déploiement au Moyen-Orient comme ailleurs, à intervenir sur deux composantes fondamentales des opérations humanitaires : les femmes et hommes qui se mobilisent et les organisations qui mettent en oeuvre les réponses. 


Une réponse humanitaire collective, coordonnée et adaptée sur le territoire de Tripoli
Tripoli, à l’image du Liban, souffre d’une instabilité chronique liée à la multitude de crises qui ont traversé le pays et la région. Mais la guerre civile, les impasses politiques ou les conflits régionaux n’ont pas détruit la capacité de résilience et d’adaptation des Tripolitains. Malgré leurs difficultés, ils ont partagé leurs ressources avec plus de 200 000 réfugiés syriens (sur une population de 850 000 habitants). Les acteurs internationaux y ont également multiplié les interventions.
Mais une action extérieure, sans ancrage local réel, reste moins pertinente et malheureusement, souvent, trop tardive. C’est pourquoi nous investissons dans le renforcement des capacités locales à prévenir et gérer les crises : depuis juillet 2018, nous sommes aux côtés des associations et de la Municipalité de Tripoli. Grâce au soutien de l’Agence Française de Développement et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes,  nous les accompagnons durant 3 ans pour renforcer leurs capacités à piloter une réponse humanitaire collective, coordonnée et adaptée.
L’objectif : qu’un plus grand nombre de familles vulnérables accèdent à une aide qui répond vraiment à leurs besoins.


Créer ou développer les capacités des femmes et des hommes qui se mobilisent
On le sait, la vraie limite pour intervenir efficacement tient pour une grande part au manque de personnes qualifiées et disponibles. Rendre accessibles des programmes d’apprentissage dans cette région du monde est donc un enjeu majeur. C’est chose faite dès juin avec deux sessions de formation continue en anglais de 5 jours en logistique et en gestion financière des projets humanitaires à Amman (Jordanie).
Mais pour voir plus loin et contribuer à créer le vivier d’une nouvelle génération d’humanitaires, c’est dans le domaine de l’eau que nous concentrons nos efforts : les besoins dans ce domaine sont considérés comme prioritaires par la plupart des pays de la zone. Rien que pour les crises en Syrie et au Yémen, plus de 30 millions de personnes sont concernées, de nombreuses infrastructures ayant été endommagées. Créer localement un vivier de professionnels qualifiés, futurs responsables de projet en eau, hygiène et assainissement, est une réponse durable à ces défis majeurs.
C’est ce qui a motivé Action contre la Faim et l’Université Germano-Jordanienne à faire appel à Bioforce pour conduire toute la phase de préparation et de mise en œuvre d’un master spécialisé qui verra le jour à Amman en 2020, avec le soutien de l’OFDA (Office of Foreign Disaster Assistance, USA).


ÉLÉMENTS CLÉS

24 millions de Yéménites (80% de la population) et 11,7 millions de Syriens en besoin d’assistance (OCHA 2019).

2019 formation continue

2020 formation qualifiante

  • Master Eau, hygiène et assainissement

Miniature de couverture de la lettre d'information Bioforce n°2 Cet article a été publié dans le numéro 2 de la Lettre d'Information Bioforce


Commentaires
Tuesday, June 4, 2019 By lyece